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24 septembre 2026 Dernier relevé : L’Intelligence Artificielle en Imagerie Médicale : Révolution ou Risque ?
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Biométrie en entreprise

Caméra LAPI : règles techniques et juridiques à connaître

L’essentiel

Définition, différences avec la vidéoprotection, usages admis et interdits, contraintes légales (Code de la sécurité intérieure, loi Informatique et Libertés,…

Photo Nikita Belokhonov / Pexels

Une caméra LAPI est un dispositif qui lit automatiquement les plaques d’immatriculation pour en extraire le numéro, un horodatage et une géolocalisation ; cet article donne les règles techniques et juridiques à connaître avant toute mise en œuvre, les cas d’usage admis et interdits, et une checklist pratique pour marchés et cahiers des charges. État des lieux au 23/09/2026.

Qu’est‑ce qu’une caméra LAPI ?

Une caméra LAPI combine un capteur vidéo et un logiciel de lecture automatisée de plaques. Le logiciel effectue un OCR qui transforme l’image de la plaque en donnée alphanumérique. Les fichiers produits peuvent contenir le numéro de plaque, un horodatage et une géolocalisation. Selon la configuration, la capture peut comporter une image plus large du véhicule.

La LAPI se distingue d’une caméra de vidéoprotection classique par sa finalité principale : la lecture automatisée des plaques. Une caméra de vidéoprotection vise à surveiller des lieux et des personnes ; une LAPI vise à extraire et traiter des données de plaques selon des finalités définies.

Des usages légitimes existent. Ils incluent la gestion de flux, les barrières de péage, le contrôle d’accès d’un site privé sous conditions, et la gestion du stationnement. Ces usages restent soumis à des limites et conditions juridiques. Toute finalité doit être clairement définie et proportionnée.

Les dispositifs LAPI rentrent dans le champ du Code de la sécurité intérieure et des règles issues de la loi « Informatique et Libertés » et du RGPD. La CNIL joue un rôle central dans l’encadrement opérationnel et publie guides et délibérations qui précisent les garanties attendues. Plusieurs délibérations CNIL récentes traitent spécifiquement de la LAPI ; elles figurent sur Légifrance et sur le site de la CNIL.

La CNIL rappelle des exigences procédurales récurrentes : information des personnes, tenue d’un registre de traitements, mesures techniques de protection et limitation de la durée de conservation selon la finalité. Elle publie des recommandations dédiées au stationnement et à la vidéoprotection des collectivités.

La réalisation d’une AIPD est requise quand la captation constitue une surveillance systématique à grande échelle. La nécessité d’une AIPD dépend de l’ampleur et de l’impact du traitement. Le responsable de traitement doit pouvoir justifier son analyse de risques et conserver les éléments de décision.

La CNIL préconise des mesures techniques concrètes : limiter les angles de prise de vue pour éviter la captation de l’habitacle, mettre en place des mécanismes de floutage, chiffrer les numéros de plaque stockés et restreindre les accès aux bases. Les durées de conservation diffèrent selon la finalité : la CNIL cite des durées courtes pour les images non liées à une infraction et des durées prolongées possibles pour servir de preuve, sous conditions. Il faut toujours vérifier la finalité et le texte applicable.

Caméra LAPI : règles techniques et juridiques à connaître
Photo Diva Plavalaguna / Pexels

Cas d’usage : collectivités (stationnement, verbalisation)

Pour la gestion du stationnement, la CNIL livre des recommandations. Elles portent sur la minimisation des données, le chiffrement, le floutage des habitacles, la durée de conservation et les clauses à insérer dans les marchés publics. Les autorités locales doivent encadrer ces dispositifs dès la rédaction du cahier des charges.

La verbalisation automatisée repose sur un cadre légal précis. La CNIL met en garde contre l’usage de LAPI pour verbaliser automatiquement sans texte d’application clair. Toute affirmation selon laquelle une collectivité peut verbaliser automatiquement doit mentionner le besoin d’un cadre légal et d’un décret d’application le cas échéant.

Dans les marchés publics, il faut prévoir des clauses précises. Ces clauses doivent définir la finalité, imposer des garanties techniques (chiffrement, limitation angulaire, floutage), prévoir la tenue d’un registre et inclure des droits de contrôle et d’audit. La signalétique informant les personnes concernées doit être prévue.

Cas d’usage : entreprises privées (péages, parc d’entreprise, contrôle d’accès)

Les usages en milieu privé sont acceptables sous condition de finalité claire et proportionnée. Une entreprise peut mettre en place une LAPI pour contrôler l’accès d’un parc d’entreprise ou gérer un péage interne, si des alternatives moins intrusives ont été évaluées. La proportionnalité est centrale.

Les mesures opérationnelles attendues par la CNIL sont similaires à celles recommandées pour les collectivités : angle de prise de vue limitant la captation d’habitacles, floutage des images non nécessaires, chiffrement des numéros de plaque, durée de conservation ajustée à la finalité, accès restreint et journalisation des consultations.

Les prestataires choisis doivent être contractuellement encadrés. Le responsable de traitement doit prévoir des clauses précises de sous‑traitance, des obligations de sécurité et des mécanismes d’audit. La rédaction du marché doit permettre de démontrer la conformité procédurale et technique en cas de contrôle.

Données collectées, conservation, accès et preuves

La liste stricte des données permises décrit généralement le numéro de plaque, l’horodatage, la géolocalisation et, en cas d’infraction, l’image liée à la preuve. Les données non liées à une infraction doivent être conservées peu de temps. La CNIL cite des exemples de durées courtes pour des configurations de collecte et la possibilité, sous conditions, de conserver jusqu’à plusieurs années pour des preuves d’infraction.

L’accès aux images et aux bases doit être limité à des opérateurs habilités. Les procédures doivent inclure une journalisation des accès, des identifiants individuels pour les consultations et des règles strictes de suppression. Le responsable de traitement doit documenter qui peut accéder et dans quelles circonstances.

Risques juridiques et sanctions pratiques

Le non‑respect des prescriptions peut conduire à des mesures de la CNIL, comme des mises en demeure et des avis défavorables. La jurisprudence et les délibérations montrent que la CNIL exerce une vigilance soutenue sur les dispositifs de vidéoprotection et de LAPI. Pour des exemples précis et des décisions récentes, consulter les délibérations publiées par la CNIL sur Légifrance.

Les bonnes pratiques pour réduire le risque passent par la conduite d’une AIPD quand nécessaire, la mise en place de chiffrement, la rédaction de clauses contractuelles robustes avec les prestataires, la démonstration de minimisation des données et l’installation d’une signalétique visible.

Checklist technique et contractuelle à inclure dans un marché / cahier des charges

La checklist ci‑dessous reprend les éléments que la CNIL recommande d’exiger. Elle peut être insérée telle quelle dans un cahier des charges technique.

Définition claire et limitée de la finalité du traitement.

Analyse de proportionnalité et justification de l’impossibilité d’alternatives moins intrusives.

AIPD si la captation constitue une surveillance systématique à grande échelle.

Mécanismes d’anonymisation et de floutage des habitacles.

Chiffrement des numéros de plaque en base.

Durées de conservation définies selon finalité, avec mécanisme d’effacement automatisé.

Journalisation et contrôle des accès, identifiants individuels.

Clauses de sous‑traitance précisant obligations de sécurité et droits d’audit.

Signalétique et information des personnes concernées.

SLA sur effacement et réponse aux demandes d’exercice des droits.

Que faire si une image ou une plaque de votre véhicule circule sans votre accord ?

Conservez des captures horodatées. Adressez une demande de retrait au responsable de traitement identifié sur la plateforme ou au gestionnaire du site. En l’absence de réponse, la CNIL permet de déposer une plainte et d’engager les recours prévus. PHAROS peut être saisi pour des contenus illicites ; vérifiez les coordonnées et les modalités au moment de la saisine. Vérifiez les procédures de la CNIL relatives aux plaintes en matière de données personnelles.

Ce qui change et ce qu’il faut surveiller

État des lieux au 23/09/2026. Les textes, délibérations et guides cités dans cet article doivent être revus avant toute mise en œuvre. Il convient de vérifier les délibérations CNIL récentes et les éventuels décrets d’application publiés sur Légifrance.

DATES CLÉSÉtat des lieuxDate indiquée dans l’articleRésultats relevésDate des résultats mentionnésDate de consultationDate de consultation citée

Produits, fiches et verdict par profil

Sur la SERP, plusieurs pages proposent des produits et des fiches techniques. Les résultats relevés le 23/09/2026 incluent des pages de fabricants et d’applications produits listées sur le web. Les fiches produits destinées au cahier des charges doivent comporter des éléments sourcés et datés : fonctionnalités, garanties de sécurité, conditions de traitement des données, politique de conservation et preuve de conformité documentaire.

Pour le verdict par profil :

Collectivités cherchant une solution pour le stationnement : privilégier des fournisseurs capables de fournir des clauses contractuelles CNIL‑friendly, la preuve de chiffrement et des options de floutage.

Entreprises privées gérant un parc : évaluer la nécessité réelle face aux alternatives (badges, barrières), et retenir des prestataires acceptant des audits indépendants.

Sources et ressources pratiques (à consulter au moment de la décision)

Consulter les pages et les guides publiés par la CNIL, ainsi que les délibérations listées sur Légifrance. Vérifier les documents cités et leur date de consultation au moment de la mise en œuvre.

Résumer l’essentiel : la LAPI est techniquement simple mais juridiquement encadrée. Toute mise en œuvre doit reposer sur une finalité claire, une proportionnalité démontrée, des garanties techniques (floutage, chiffrement), une documentation d’AIPD si nécessaire, et des clauses contractuelles solides. Pour les décisions opérationnelles et la rédaction de marchés, s’appuyer sur les textes et délibérations publiés par la CNIL et sur les documents disponibles sur Légifrance au jour J.

Clara Blaise

Clara Blaise

recherche par image, reconnaissance faciale, vie privée et droit à l'image

Clara teste les moteurs de recherche par image et de reconnaissance faciale, et suit ce que la CNIL, le RGPD et l'AI Act permettent vraiment. Chaque test est refait sur ses propres photos avant publication.

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Mis à jour le 23 septembre 2026

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